Une fois de plus je viens poursuivre mes admonestations élégiaques sur le net... Pour ceux qui ne comprennent pas, cherchez dans un dico ! :p
Bon, j'ai un peu de mal à mettre mes idées en place mais je vais essayer d'y arriver... Parce que je me suis fait la promesse de le faire. Et que grâce à une certaine personne, je tente de trouver le courage en moi de m'exprimer.
Je hais les cours de sport.
Parce que je suis toujours la dernière à être choisie. D'ailleurs, je ne suis même pas choisie. En général, c'est le prof qui impose ma présence à une équipe. Je me sens toujours dans une totale solitude. Pour aller faire sport, on doit courir deux-trois kilomètres (ou plus, j'en sais rien) jusqu'au terrain. Je fais toujours le trajet seule, derrière, à la traîne. Personne ne fait attention à moi, que je fasse des efforts ou non. Des fois je me dis que je n'aurais qu'à tourner à droite plutôt qu'à gauche et de disparaître à la fois de la vision et de l'esprit de mes "partenaires". Si je peux les appeler ainsi. Dans le fond, je pense que je ne suis qu'un boulet pour eux. Enfin, je pourrais ne plus l'être. Mais comme personne ne prête attention aux efforts que je fournis et que je me retrouve quand même seule, pourquoi me donner du mal ? Pour les crampes ? Laissez-moi rire !
Parce que même quand je me fais mal, personne ne s'en rend compte. Une fois, un garçon m'est rentrée dedans. Il était vraiment costaud, et il m'a donné un coup d'épaule dans la tempe. Bien sûr, ça n'était pas sa faute. Le terrain était une vraie patinoire ce jour-là, complètement trempé... Mais toujours est-il que je suis restée sonnée une bonne dizaine de minutes, au point d'en pleurer, et que personne n'est venu me demander si ça allait, alors qu'une autre fille, tombant par accident se retrouve aussitôt entourée d'un troupeau d'anges gardiens...
Parce qu'on ne cesse de me traiter comme un monstre répugnant. Quand je joue avec des filles et que j'essaye de prendre la balle, elles n'arrêtent pas de me faire des réflexions du genre "arrête de me pelotter"... Oui, je suis bi, et alors ? C'est pas comme si j'allais sauter sur tout ce qui bouge, surtout ce genre de pétasses...
Parce que je déteste les vestiaires... Je déteste me changer devant toutes ses filles élancées et bien fringuées, moi qui me sens grosse et maladroite... On m'a volé mes livres de français et de philo aussi. Et quoi ? Je n'ai aucune preuve. À qui est-ce que je peux en parler ? Rare sont les personnes qui me croient quand je parle de la douleur que j'ai quand je dois aller en sport. Même ma mère...
Ah... Ma mère... Peut-être le pire dans tout ça... Quand, sur les conseils de Carolune qui voit bien que ce cours me détruit, j'ai essayé de lui en parlé, elle m'a répondu avec toute l'indifférence royale qu'elle peut parfois avoir qu'elle "comprenait" mais c'était de ma faute parce que j'étais "un poids pour l'équipe" et que, de toutes façons, il était hors de question qu'elle me fassa faire une dispense parce que ça me faisait faire de l'exercice et que j'en avais bien besoin (avec regard appuyé en direction de mon ventre, bien sûr).
Merci maman ! C'est fou ce que je me sens mieux maintenant ! Je suis vachement moins complexée tout d'un coup ! =______=
Aujourd'hui, j'ai échappé à ma torture hebdomadaire parce que j'ai l'intérieur de la jambe gauche irrité jusqu'au sang et que même marcher me fait mal. Mais quoi ? Je ne vais pas me taillader la peau chaque semaine pour obtenir un minimum de compassion ! Et puis, quand bien même je le ferais, ma mère m'emmenerais voir le médecin. Et rien que de m'immaginer, jambes écartées devant un homme pour qu'il examine ma blessure, j'ai envie de vomir...
Quelqu'un aurait-il une idée pour m'aider ? S'il vous plaît...